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Littérature & Ciné

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Chef de John Favreau

Hier soir avec l’amoureux, c’était petite soirée cinéma. Au programme, Chef, le dernier film de John Favreau. Cela ne va sans doute pas vous étonner si je vous dis que ce long-métrage est un petit coup de coeur – qui pourtant au premier abord ne payait pas de mine. Je savais qui était John Favreau, parce que j’aime tout de même regarder de temps à autre des Marvels et des Comics. Mais ici, on est très loin de cet univers héroïque, le réalisateur d’Iron Man ayant troqué supers pouvoirs contre couteaux et aliments – pour notre plus grand plaisir !

Carl Casper travaille dans un restaurant réputé de Californie mais son patron ne lui laisse pas assez de liberté pour exprimer sa créativité culinaire. Lorsqu’un célèbre blogueur gastronomique est attendu dans l’établissement, Carl y voit l’opportunité de prouver son talent. Toutefois, son patron lui interdit de présenter son tout nouveau menu et de se tenir à l’ancien. La critique est désastreuse et notre chef décide de quitter son travail afin de se lancer dans un projet un peu fou : monter son propre food truck !

Parlons tout d’abord de l’esthétique des images. Les plats, les aliments, leurs couleurs et la gestuelle – tout est fait pour nous faire saliver. Le réalisateur partage ici son amour pour la cuisine – et on le ressent vraiment en tant que spectateur. Mais Chef c’est aussi un vrai feel-good movie (peut-être un peu convenu par moment) où notre protagoniste – entouré par sa famille et ses amis – ne se laisse pas abattre. Il est passionné par son travail et voit dans le food truck la possibilité de revenir aux sources – faire de la cuisine pour tout le monde – et ne plus être limité aux standards d’un restaurant étoilé. On parcourt d’ailleurs les Etats-Unis dans la bonne humeur, de Miami dans le quartier de Little Havana au French Quarter de la Nouvelle-Orléans. On découvre les beignets du Café du Monde (une vrai petite tuerie d’ailleurs, pour les avoir testé en vrai) ainsi que les tostones cubain.

Chef nous montre aussi une relation père-fils touchante – avec cet homme qui essaye de concilier son rôle de père divorcé ainsi que sa passion pour la cuisine. Mais n’est-il pas possible d’allier les deux ? Enfin, j’ai beaucoup aimé l’utilisation des réseaux sociaux. De Twitter à Vine, John Favreau s’en sert – d’une façon étonnante – comme un élément à part entière du film. En général, je ne suis pas vraiment fan lorsqu’un long-métrage fait appel à ces apparats, mais ici, ils sont utilisés d’une façon très intéressante.

Et puis on s’étonnera de retrouver Scarlett Johansson ainsi que Robert Downey Jr dans ce long-métrage décidément plus indépendant que blockbuster – mais c’est quand même sympa aussi non ? De se dire que toute cette petite famille de célébrités campe des rôles somme toute secondaires mais honore tout de même le film par leur présence et talent.

Donc, si dimanche soir vous êtes rattrapées par le coup de blues de la fin de weekend, vous savez ce qu’il vous reste à faire ! Concocter un bon petit plat tout en regardant Chef. Bonne humeur garantie 😉

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La vérité sur l’affaire Harry Quebert

Aujourd’hui cher lecteur, j’aimerais te faire part du coup de coeur littéraire que j’ai eu pour le roman de Joël Dicker, La vérité sur l’affaire Harry Quebert. Derrière ce titre pas si sexy se cache pourtant un petit bijou dont j’étais loin de me douter en l’achetant à l’époque. Je ne suis pas forcément une grande consommatrice de romans policier, mais je dois dire que celui-ci m’a tenu en haleine jusqu’au bout. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas lu plus de 800 pages en si peu de temps – et qu’une histoire m’avait autant tourmenté l’esprit au travail. C’est bien simple, dès que j’avais un peu de temps libre, je me précipitais pour continuer ma lecture. C’est l’amoureux qui n’était pas content à la fin 😉

A New-York, Marcus Goldman savoure son premier succès littéraire en tant qu’écrivain. Pourtant, il est très vite rattrapé par l’angoisse de la page blanche. Le temps passe, sa célébrité faiblit et il ne parvient pas à commencer son second ouvrage. Au bord du gouffre, il appelle son ancien professeur d’université et ami Harry Quebert. Ce-dernier l’invite à passer quelques jours chez lui, dans la petite ville d’Aurora afin qu’il puisse retrouver l’inspiration. Marcus est bien loin de se douter de la découverte qu’il va faire et de l’investigation dans laquelle il va se plonger afin de mieux comprendre l’affaire criminelle qui va secouer les Etats-Unis tout entier.

A la vue du nombre de pages, j’avais peur de me perdre dans l’ensemble de détails que nous présenterait l’auteur. Au contraire, j’ai été très agréablement surprise par l’accessibilité de ce roman. Le style est efficace et pas du tout pompeux. C’est d’ailleurs une critique qui a été faite à l’auteur – d’avoir une écriture un peu trop directe, simpliste et pauvre en descriptions. Je ne comprends pas forcément ce genre de remarques car j’aime voir ce type d’ouvrages accessible – le rythme est dynamique, les rebondissements s’enchainent et on va de surprises en surprises jusqu’à la fin. Joël Dicker joue avec nos nerfs pour notre plus grand plaisir. En bref, le genre de livre qui donne envie de se mettre à la lecture – car cela paraitrait tout de même inconcevable de passer à côté d’un coup de coeur pareil une fois celui-ci terminé.

J’ai beaucoup aimé la façon dont était narrée l’histoire, entre flashbacks, moments présents, extraits de livres et coupures de journaux. Ce procédé m’a beaucoup fait penser à Dracula de Brame Stoker, où l’écrivain jouait entre journaux intimes et lettres des protagonistes pour faire évoluer l’intrigue. Certaines scènes se recoupent et des éléments logiques de l’histoire se mettent en place peu à peu – ce qui nous permet d’avancer dans cette enquête envoutante.

Mais La vérité sur l’affaire Harry Quebert n’est pas seulement un roman policier. C’est aussi une histoire d’amour passionnelle, une belle relation d’amitié – paternelle, une critique des facettes de la société américaine et quelques leçons de vie que l’on découvre à travers les yeux du personnage principal. La boxe et l’écriture ne sont-ils finalement pas des pratiques reliées ?

Avec un récit fascinant et particulièrement bien établi, on plonge petit à petit dans le quotidien de la ville d’Aurora, son atmosphère un peu particulière, ses habitants et une question nous taraude jusqu’à la fin : qu’est-il arrivé à Nola Kellergan trente années plus tôt ?


La vérité sur l’affaire Harry Quebert – Joël Dicker

Laissez-vous tenter 😉

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Nos étoiles contraires

Nos étoiles contraires est un livre qui a été écrit par John Green en 2012 et publié par les éditions Nathan jeunesse en France. Cela faisait un petit moment que je souhaitais vous parler de ce livre parce que j’ai beaucoup accroché à l’histoire singulière de ses deux protagonistes.

Hazel Grace, 16 ans, est atteinte d’un cancer. La prise d’un médicament – le Phalanxifor – semble avoir arrêtée la progression de sa maladie. Afin de faire plaisir à se mère, elle rejoint un groupe de soutien où elle fait la rencontre d’Augustus Waters, un adolescent de son âge en rémission depuis un an. Entre eux, le courant passe immédiatement. Leur histoire va se construire peu à peu entre humour, partage et quelques moments cocasses – qui mènera tout de même Hazel à douter – se sachant condamnée à l’avance.

Avec nos étoiles contraires, on découvre deux adolescents hauts en couleurs et plein de vie qui ont décidé de ne pas se laisser victimiser par la maladie. Cette mutation génétique comme il l’appelle, ne les empêchera pas de créer leurs propres souvenirs. Les rôles sont d’ailleurs quelques fois inversés car Hazel materne énormément ses parents afin de les préparer à l’inévitable. Entre amis, la maladie devient presque un sujet de moquerie, on en rit avec une pointe d’ironie au lieu de s’apitoyer sur son sort. Mais la maladie (tel que je le ressentais durant ma lecture) flotte tout de même dans l’ombre, telle une épée de damoclès qui attendrait de faire ses victimes.

On est aussi agréablement surpris par la maturité dont font preuve les deux personnages. Leur relation ne s’embarrasse pas de questions superficielles; ils se parlent et débattent franchement de ce qu’ils ressentent. Ils connaissent la valeur de la vie et préfèrent en profiter au lieu de perdre du temps avec des futilités. John Green n’a pas pris le partie de nous faire pleurer à coup de grand discours dramatiques. Non, il nous raconte l’histoire de ces deux adolescent, totalement lucides quant à leur état, qui vont tout faire pour mener à bien leur projet commun (je n’en dis pas plus sinon je vais dévoiler une des intrigues principale du roman !).

Hazel me paraissait un peu effacée au départ. Non parce qu’elle s’apitoie sur son sort mais plutôt parce que la maladie l’écarte des autres jeunes de son âge. Sa rencontre avec l’espiègle Augustus Waters va la sublimer et la sortir de la carapace qu’elle s’était faite. On aime le mordant de certaines répliques et les descriptions sans fioritures de l’auteur. Nos étoiles contraires est un concentré d’émotions, où la vie, la maladie mais aussi l’amour se côtoient pour nous rappeler à quel point il faut croquer la vie à pleine dent !

Je suis ravie d’avoir eu l’occasion de lire ce livre, qui traite d’un sujet difficile et qui le fait (à mon avis) avec beaucoup de tact et de délicatesse. Le film sortira en salle le 20 août, je me demande qu’elle en sera le résultat. En attendant, n’hésitez pas et dévorez ce roman !

Je viens d’acheter La vérité sur l’affaire Harry Quebert de Joël Dicker, vous connaissez ? C’était un bon choix ? 😉

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Plutôt livres ou kindle ?

Je crois qu’avec le temps, j’ai fini par choisir. Même si, me diriez-vous, il n’y avait pas vraiment de choix à faire. Avec la dématérialisation de la musique, des films et plus généralement de l’information, celle du livre était plus ou moins inévitable.  Je ne sais pas pourquoi, mais je craignais l’arrivée de cette liseuse numérique, comme si elle allait infliger le même sort réservé aux CDs et DVDs il y a maintenant plusieurs années.

C’est en partant à Chicago que l’idée d’acheter un kindle m’est venue. Pourquoi un kindle ? Parce que j’achète plus de la moitié de mes livres sur Amazon. Lorsque j’ai envie de plus de spontanéité, je me laisse toujours séduire par La Fnac ou les librairies Chapitre. Aux Etats-Unis, j’en ai profité pour lire quelques livres en anglais, mais j’ai rapidement voulu retourner vers le français. Après la reception très couteuse d’un roman, je me suis dit qu’investir dans une tablette serait une bonne idée. Ainsi, l’année dernière en décembre, mon petit-ami m’a offert le kindle.

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Et il faut dire que pour le prix, cette tablette a de nombreux atouts. Tout d’abord sa forme, petite et légère, on peut la transporter partout lors de nos trajets quotidiens. Deuxième point, la longueur de la batterie, qui peut facilement durer plus de 10 jours. Avec cette tablette, je me connecte rapidement à mon wi-fi et télécharge en quelques secondes un ouvrage via mon compte Amazon (sachant que le Kindle peut accueillir une bibliothèque de plus de milles livres). Enfin, l’écran retranscrit très justement l’effet papier d’un livre traditionnel.

Je pense que je suis un peu en retard pour lister les bienfaits de cette tablette, des centaines d’articles ayant déjà été écrits sur le sujet. J’avais simplement envie de rappeler à quel point ce produit était bien pensé. Je trouve personnellement que l’on est loin de certains appareils gadgets, qui se sont multipliés ces-dernière années avec l’évolution de la technologie.

Mais qu’en est-il après une année d’utilisation ? Je suis plus ou moins revenue aux livres traditionnels. Avoir un véritable roman me manquait; la couverture, tourner les pages, tricher et regarder les quelques mots de la page de fin, autant d’habitudes que j’avais perdu avec mon kindle. Je ne me sentais pas vraiment libre avec le contenu que j’avais dans les mains. Les boutons nous servent certe, à passer les pages, mais ce n’était tout simplement pas pareil.

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Pourtant, ayant été en formation il y a deux semaines, je me suis rappelée à quel point le kindle était pratique. Je l’ai pris avec moi dans mon sac à main, et tous les soirs je pouvais lire mon roman. Pas besoin de passer en urgence dans un magasin, j’ai fais mon choix en ligne et une poignée de secondes plus tard, j’avais ce que je voulais pour la semaine. C’est là où je me suis rendue compte que j’avais beau préférer les livres, je considère cette tablette comme un appareil à part entière de mon quotidien, au même titre que mon ordinateur et mon téléphone.

La faute à la culture ? D’après cet article, le livre numérique n’aurait pas remporté le succès escompté en France, alors que celui-ci progresse énormément aux USA et en Angleterre. Il est vrai qu’à Chicago, j’avais vu de nombreuses personnes posséder ces appareils. Mais alors pourquoi n’existe t-il pas un tel engouement dans la patrie de Zola ? Le prix ? Le choix ? Une résistance au changement ? En 2013, le livre numérique ne représentait apparemment que 3 % du chiffre d’affaire du secteur ! Je me doute bien que ces chiffres ne cesseront d’évoluer. Mais j’y vois pour l’instant une limite de la technologie (et même si je travaille dans ce secteur, ça me fait plaisir de voir que certaines habitudes persistent). La tablette ajoute de la praticité, mais les prix pratiqués ne justifient pas encore de basculer en son sens.

Alors amis absolus de la liseuse numérique ou de livres traditionnels, quel est votre avis sur le sujet ? Avez-vous craqué ? Ou êtes-vous encore hésitants ? Je voulais vraiment partager avec vous mon avis sur la question (même s’il reste assez flou je vous l’accorde). Tiraillée entre mes habitudes et cette tablette aux atouts indéniables, je continuerai  d’alterner entre les deux !

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8 films qui mettent de bonne humeur

Il existe des films que vous pouvez regarder sans cesse et ne jamais vous lasser 🙂 En cette période de seconde rentrée qui rythme avec la fin des fêtes de fin d’année, je prône aujourd’hui les films qui mettent de bonne humeur. Alors attention, c’est une sélection très certainement 100% filles, fortement inspirée des films que j’aime regarder.
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Je n’ai pas encore vu tous les films de Rachel McAdams, mais je ne me rappelle pas avoir été déçue par un de ses longs-métrages. Je trouve ses films toujours plein d’espoir et de gaité. J’accroche toujours à cette note positive bien que les films peuvent être parfois un brin clichés et convenus.teenagerBring it On (ou American Girls) raconte l’histoire d’une équipe de cheerleaders prêtent à tout pour gagner les championnats nationaux de cheerleading.  C’est grâce à ce film que j’ai découvert l’actrice Kirsten Dunst que j’adore tout particulièrement. Enfin, 10 things I hate about you raconte la singulière rencontre et histoire d’amour de deux lycéens. Avec le très regretté Heath Ledger, ce film est à voir absolument 🙂

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J’aime beaucoup les comédies musicales. A mon humble avis, c’est une forme de cinéma qui transmet le plus d’émotions. J’ai sélectionné Moulin Rouge et Mamma Mia, mais il en existe beaucoup d’autres à découvrir! Ce que j’ai adoré dans Mamma Mia est le coté (un peu) exagéré de la mise en scène. Mais le résultat est bien là et nous transporte en Grèce le temps de quelques heures.

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Une thématique que j’affectionne particulièrement, autant lors de mes lectures que les films que je regarde, est la place des femmes au sein de la noblesse et des sociétés du 18ème et 19ème siècles, l’importance de leur intégration et du statut social. Marie Antoinette et The Duchess font partis de mes coups de coeur en terme de long métrage.

Et vous les filles, quels sont les films que vous aimez particulièrement regarder ? 🙂

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Demain est un autre jour

De passage à la gare Marseille Saint-Charles (et avec encore quelques heures de train devant moi !), je décide de m’occuper l’esprit et achète ainsi le premier roman de Lori Nelson Spielman, Demain est un autre jour. Je ressors de cette lecture pleine d’enthousiasme et d’entrain. J’avais donc envie de partager avec vous ce petit coup de coeur littéraire 🙂

Brett Bohlinger vient de perdre sa mère atteinte d’un cancer. Elle est l’héritière présumée de l’entreprise familiale et doit en devenir très prochainement la directrice. Elle qui voyait sa vie déjà toute tracée se retrouve pourtant le jour de l’héritage démunie face à l’unique présent laissé par sa mère: une liste d’objectifs de vie que Brett s’était fixée à l’âge de 14 ans. Les conditions sont simples. Si Brett souhaite un jour toucher son héritage, elle doit accomplir ces dix objectifs en l’espace d’une année. Frustrée et en colère, Brett est loin de se douter qu’à travers ce parcours initiatique elle va reprendre sa vie en main.

Demain est un autre jour est un roman rafraichissant, fluide avec une histoire plutôt originale. On se laisse très facilement porter par l’intrigue et souhaite poursuivre la lecture afin de découvrir jusqu’où ira l’héroïne afin de compléter sa liste d’objectifs. Il est facile de s’identifier à Brett. Tout comme elle, on commence à questionner nos choix de vie. Sommes-nous fiers de ce que nous avons accompli ? Avons-nous perdu notre temps sur des futilités ?

La galerie de personnages dépeinte par l’auteur est riche et variée. On s’émeut devant la relation complice de Brett et sa mère. Ou encore des amitiés naissantes. Un petit plus personnel, l’histoire se passe à Chicago, une ville que j’ai pu découvrir étant étudiante. J’ai pris plaisir à voir évoluer ces personnages dans des lieux qui dépeignaient autrefois mon quotidien.

Un petit bémol toutefois. L’histoire pourrait paraître très convenue pour certaines lectrices. Il est vrai que l’on comprend rapidement dans quelle direction l’auteur nous emmène. L’histoire est parsemée de quelques clichés typés comédies romantiques et progresse avec une certaine facilité.

Mais Demain est un autre jour remplit son contrat: nous offrir une histoire divertissante et pleine d’optimisme. C’est exactement le genre d’ouvrages que l’on imagine adapté au cinéma. C’est d’ailleurs le cas, puisque la Fox a déjà racheté les droits du livre. J’ai presque hâte de découvrir le résultat ! Alors, tentées par cette lecture ? 🙂

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Une Place à Prendre

J’avais envie de poster mon avis sur le dernier roman de J.K Rowling car j’ai lu beaucoup d’avis mitigés sur le sujet. J’ai lu l’ouvrage il y a quelques mois maintenant, mais je me rappelle avoir beaucoup apprécié l’histoire à l’époque. Il est incontestable que l’auteur d’Harry Potter a voulu nous offrir une histoire à l’opposé de sa saga à succès. Pourtant, le résultat est tout à fait respectable. Si jamais il vous prenait l’envie de commencer cet ouvrage, je vous conseillerais d’oublier très vite le jeune sorcier à lunettes et de ne pas espérer de quelconques similarités. Je ne pense pas donner de spoilers sur l’histoire, mais j’y décris tout de même quelques points importants du livre. A vous de voir si vous souhaitez poursuivre 🙂

uneplaceaprendre2Une Place à Prendre met en scène une communauté de personnages vivant dans le petit village de Pagford, et dont le quotidien va rapidement se retrouver chamboulé à la suite du décès d’un membre du conseil paroissial. Je pense que le premier élément qui surprendra le lecteur est la cruauté qui s’échappe de chaque personnage et situation. On pourrait penser que ce décès les attriste, mais il n’en est rien. La disparition de Barry Fairbrother va en effet être l’opportunité de se livrer entièrement à la perfidie, l’hostilité et la rancune. Il est assez difficile au début du roman de se retrouver dans ce méli-mélo de protagonistes, surtout qu’il y en a beaucoup, et qu’ils sont peu forcément liés à ce stade de l’histoire. Je pense que le lecteur doit passer outre cette difficulté afin de rentrer peu à peu dans l’intrigue et comprendre où J.K Rowling veut le ou la mener. A mon humble avis, l’intrigue n’est pas si complexe. On se découvre simplement à devenir de plus en plus curieux quant à la suite de l’histoire, qui dépeint les banalités quotidiennes d’une petite bourgade campagnarde du nord de l’Angleterre. Toutefois, dans le cadre de Pagford, ces banalités prennent une toute autre tournure ; les adolescents sont en guerre contre leurs parents, ces derniers sont en conflits politiques et mettent tout en œuvre pour récupérer cette fameuse place à prendre. Enfin, tournent autour quelques personnages aux histoires personnelles dramatiques, qui touchent plus ou moins de près l’intrigue générale.

Comme je l’ai mentionné plus haut, je pense que l’aspect le plus surprenant du livre est le peu d’optimisme que J.K Rowling dépeint dans son ouvrage. Tous les maux qui dégradent la nature humaine sont ici présents. On peut le dire, c’est un roman très noir. Ce trop peu d’éléments positifs est sûrement l’aspect que j’ai le moins apprécié, tant l’histoire s’enfonce de plus en plus dans cette approche. J’aurais aimé une once d’espoir, qui s’est pourtant à peine entrevue. Mais le rythme est efficace ; les scènes s’enchaînent, les relations se lient, se délient et on comprend de mieux en mieux où l’auteur nous emmène, jusqu’au final irrévocable (dont je ne dirai rien).

En conclusion, Une Place à Prendre est très différent d’Harry Potter, mais l’écrivain nous a offert un bon roman, bien écrit et cadencé, qui a déjà su trouver sa place dans les romans adultes. J’espère que vous vous laisserez tenter, si jamais le ton froid et noir de l’histoire ne vous rebute pas 😉

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